L'ACTUALITE DU JOUR

* * * * NOUVEAU Jeudi, 19 juillet 2018. A la suite d’une enquête qui a duré plusieurs mois, le pape François a accepté la démission de Mgr Juan José Pineda Fasquelle, évêque auxiliaire de Tegucigalpa (Honduras), âgé de 57 ans.
Mgr Pineda Fasquelle est accusé d’inconduite sexuelle grave et d’irrégularités financières.
En amont de cette (nouvelle) crise se trouve le cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, homme de confiance du pape.

* * * * NOUVEAU Jeudi, 19 juillet 2018. En Allemagne, les statistiques paroissiales annuelles des 27 diocèses allemands ont été publiées ce vendredi.
28,2% de la population totale est officiellement catholique.
Seuls 9,8% de ces catholiques assistent régulièrement à la messe. Les chiffres continuent à baisser...

* * * * NOUVEAU Jeudi, 19 juillet 2018. A Rouffach, paroisse du diocèse de Strasbourg dotée d’une magnifique (mais mal entretenue) église du XIIIe siècle, la désacralisation et la profanation de l’église en question vont bon train dans l’indifférence des paroissiens - de moins en moins nombreux - ainsi qu’avec le soutien les élus locaux dont la religion est le cadet des soucis et du curé dont le comportement ne permet pas de savoir s’il croit ou non aux responsabilités du sacerdoce qu’il entend exercer.
L’espace d’un festival de musique, donc, l’église paroisiale... n’est plus une église mais une salle de concert : le transept est barré en son milieu par un immense podium qui s’avance jusqu’à la hauteur des premiers bancs de la nef ; ce podium est entouré d’immenses tentures qui, sur trois côtés, tombent de la voûte ; l’une d’elle dissimule totalement le chœur. Quand au chœur, justement, puisqu’il est caché, il sert de vestiaire (la sacristie étant trop petite) : dans un coin, on y a poussé l’autel-face-au-peuple, le siège du célébrant, l’ambon... Dans un autre coin, c’est un véritable bric-à-brac. En visitant ce chœur, j’ai vu que quelqu’un avait oublié une veste : elle avait été accrochée à un bras de la croix d’autel datant du XVIIIe siècle. Tout ça devant l’ancien maître-autel dont le tabernacle - si l’on en croit la petite lampe rouge demeurée allumée - abrite le Corps du Christ.

Rouffach 2-1
Se recueillir dans cette église alsacienne, ou simplement la visiter, relève d’une mission impossible : y entrer pendant un concert est illusoire ; y entrer pendant une répétition des artistes vous fait prendre le risque d’être refoulé.
Le festival attire beaucoup de mélomanes qui ne savent plus qu’ils sont dans une église ou, s’ils le savent, s’en moquent : brouhaha, rires, conversations bruyantes, échanges de bises, papiers jetés sur le pavage...
Après ça, on entendra certaines personnes se lamenter sur la perte des valeurs ou critiquer certaines conduites irrespectueuses. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », disait Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux.

Sur le site internet du diocèse de Strasbourg, auquel appartient la paroisse de Rouffach dont il est ici question, se trouve le rappel des règles touchant à l’organisation des concerts dans les églises. En voici quelques passages :
« La destination exclusive et permanente (affectation légale) des églises à l’exercice public du culte catholique est reconnue par la loi française.
L’église n’est pas un simple lieu public, une salle disponible pour des réunions de tout genre. Elle est, par destination, le lieu où le peuple de Dieu se rassemble pour écouter la Parole, prier en commun, recevoir les sacrements, célébrer l’eucharistie et le mystère chrétien. Elle est un lieu sacré où chacun peut venir chercher Dieu, se recueillir et adorer la présence du Seigneur.
La vraie manière de donner vie à une église est de l’utiliser pour le service essentiel pour lequel elle a été voulue et bâtie, c’est-à-dire la pratique de la religion catholique.
L’édifice est affecté au culte catholique. L’affectataire est régulièrement désigné par l’évêque. Il est le responsable de l’utilisation de l’église, même quand la commune en est propriétaire. C’est donc à lui qu’il revient de prendre les décisions d’acceptation ou de refus, en concertation avec la Commission diocésaine compétente nommée par l’évêque.
Les églises peuvent abriter les concerts et manifestations culturelles qui expriment explicitement la spiritualité chrétienne. Elles ne peuvent accueillir que des manifestations culturelles qui ne soient pas contraires à la sainteté du lieu, aux convictions religieuses de la communauté qui s’y réunit et aux exigences d’une authentique culture humaine et chrétienne.
Des demandes de manifestations culturelles se présentent et peuvent être acceptées, pour rendre service à la communauté locale, quand l’église apparaît comme le seul endroit possible. Elles sont inacceptables quand l’utilisation de l’église a pour seul but d’économiser la location d’une salle ou d’éviter la construction d’un local adapté.
Pour que les principes énoncés soient traduits dans les faits, les organisateurs doivent adresser, avant toute décision et toute publicité, une demande écrite à l’affectataire, où sont mentionnés :
- les dates et heures de la manifestation
- l’identité de l’organisme demandeur
- les motivations pour lesquelles on souhaite utiliser l’église
- les titres des œuvres prévues au programme, avec les noms des auteurs et compositeurs, et le texte des chants
- les conditions d’exécution et d’entrée
- l’attestation d’une souscription d’assurance ainsi que la quittance.
Cette demande écrite est examinée par l’affectataire qui peut demander à la Commission diocésaine d’art sacré un avis sur la manière de respecter le sanctuaire, et au Service diocésain de musique liturgique un avis sur la compatibilité des œuvres avec le caractère sacré de l’église.
Des opérations purement lucratives ne sauraient être cautionnées.
Si le concert a lieu aux heures où les églises sont normalement ouvertes, les conditions d’entrée doivent, autant que possible, permettre l’accès de tous et particulièrement des fidèles qui désirent venir prier.
L’organisateur [de la manifestation] s’engage à faire respecter les lieux, ce qui suppose dignité, tenue, propreté, interdiction de fumer (y compris à la sacristie et à la tribune de l’orgue). Il s’engage à faire respecter tous les lieux où sont célébrés les mystères chrétiens, tout particulièrement l’autel, le tabernacle, le siège de présidence et l’ambon (s’il y a un commentateur, il prendra place ailleurs), le baptistère… La remise en ordre doit se faire dès la fin du concert et les dégâts éventuels réparés.
De son côté, le prêtre retirera les objets habituels du culte. Il sera parfois préférable qu’il transfère le Saint-Sacrement dans un autre endroit approprié. Cependant, il ne retirera pas les objets - notamment l’autel - signifiant que l’église est un lieu chrétien, sacré. »

* * * * NOUVEAU Jeudi, 19 juillet 2018. Le Pape François ne serait-il pas (un peu) péroniste ?
D’après Matthias Rüb, rédacteur au journal FAZ ( Frankfurter Allegemeine Zeitung), il semblerait que le pape François ne soit pas seulement un compatriote de Juan Perón, mais aussi un bon élève de l’ancien président argentin.
Dans son article intitulé « Vous avez tous raison », le journaliste rappelle que le président Juan Perón (1895-1974) avait été critiqué par son neveu pour avoir donné raison, coup sur coup, à deux groupes de pression aux positions radicalement opposées ; ils les avaient renvoyés tous les deux avec un réconfortant : « Vous avez tout à fait raison ».
Matthias Rüb raconte que Perón « était toujours d’accord avec tout le monde » et qu’ainsi il pouvait « imposer n’importe quelle décision selon son bon vouloir ». Perón était connu pour son populisme, pour « avoir mené à sa perfection le culte de la personne et la détention totale du pouvoir sans le moindre arrière-fond idéologique ».
Le journaliste rappelle que le pontificat de l’actuel pape argentin avait déjà été décrit comme « une application du péronisme dans le domaine religieux » ; il voit dans l’attitude de François face aux évêques allemands dans les discussions autour de la « communion pour tous » un nouvel exemple confirmant cette comparaison.
Le journaliste décrit en effet la situation comme suit : le pape François a commencé par répondre à chacun des deux groupes d’évêques allemands rassemblés l’un derrière le cardinal Reinhard Marx, l’autre derrière le cardinal Rainer Maria Woelki : « Vous avez tout à fait raison ». Puis il a demandé au cardinal Luis Ladaria, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, d’envoyer à la Conférence épiscopale allemande une lettre dans laquelle il refuse l’officialisation des propositions qui lui avaient été soumises - à savoir une ouverture des conditions d’accession à la communion - s’appuyant sur le fait que cette question concernait l’Eglise universelle et devait de ce fait être discutée par les dicastères compétents à Rome. Cette décision pouvait être comprise à bon droit comme un coup de frein donné au processus œcuménique et comme une victoire pour le groupe conservateur regroupé autour du cardinal Woelki. Sur ce, le pape, qui, avec cette lettre du cardinal Ladaria avait tout attiré à soi et à la Congrégation pour la doctrine de la Foi, retourne l’affaire entre les mains des évêques locaux ! Ainsi, le groupe de la gauche libérale regroupée autour du cardinal Marx se sent à nouveau dans son plein droit.
D’autre part, ces « propositions » de François non officialisées ont été débaptisées, devenant des « orientations », des « pistes de réflexion », et ont été publiées sous ces appellations. Parmi les 27 évêchés que compte l’Allemagne, 9 se sont exprimés jusqu’ici à ce sujet, se disant tous encore plus désorientés qu’auparavant.
Pour finir, Matthias Rüb note que « ce qui devait rester valable pour des cas isolés, exceptionnels, va devenir la règle pour tous ».
Bien qu’au départ le degré d’exigence posé par le droit canonique à la participation à l’Eucharistie soit plutôt élevé, dans les faits il s’agira plutôt, à l’avenir, d’une irrémédiable dégradation de la doctrine catholique : lors des messes, on célèbrera la convivialité autour de l’ « absence réelle » de Dieu.


* * * * Lundi, 16 juillet 2018.
Avec certains fidèles catholiques - et surtout certains prêtres - on atteint des sommets d’infamie. La preuve, cette « messe baignade » : cliquer ici.
A quand un bain de minuit eucharistique ? Sûr qu’en tenue d’Adam et d’Eve, ça pourrait attirer du monde !


* * * * Lundi, 16 juillet 2018. Cette année, notre association “Pro Liturgia” fête ses 30 ans. A cette occasion, une rencontre aura lieu à Villars-les-Dombes (Ain) les 22 et 23 septembre. Pour connaître le programme et vous inscrire CLIQUEZ ICI

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