L'ACTUALITE DU JOUR

Assemblée générale de Pro Liturgia
et 30e anniversaire de l’Association à Villars-les-Dombes (Ain)


Samedi 22 septembre
- à partir de 13h30 Accueil des participants au presbytère de Villars-les-Dombes
- 14h30 Assemblée Générale et débats
- 16h Poursuite des échanges pour les personnes qui le souhaitent ou répétition pour la messe du 25e dimanche du temps ordinaire
- 17h30 Conférence donnée par le R.P. Dom Hugues Bohineust, moine de N.D. de Randol, sur “l’esprit de la liturgie” (salle paroissiale)
- 19h Repas (pour les personnes inscrites)

Dimanche 23 septembre
- 10h Grand-messe paroissiale (célébrée « versus Deum »)
- après la Grand-Messe : apéritif (sur le parvis de l'église)
- 12h repas (pour les personnes inscrites)
- 15h Conférence illustrée donnée par le Pdt Denis Crouan sur « l’histoire et la spiritualité du chant grégorien » (salle paroissiale)
- 17h Vêpres et Salut du Saint-Sacrement.

* * * * NOUVEAU Vendredi, 21 septembre 2018. Ce n’est plus un secret car la presse s’en fait l’écho : alors qu’il était archevêque de Buenos Aires, Jorge Bergoglio a refusé de recevoir et d’écouter des victimes de prêtres pédophiles et a fait tout son possible pour protéger un ou des prédateur(s) sexuel(s).
Aujourd’hui, on remarque que, devenu pape, Jorge Bergoglio, d’une part, ne montre aucun empressement à sanctionner des évêques et des cardinaux coupables d’abus sexuels, d’autre part, s’entoure de collaborateurs appartenant à cette caste de clercs dévoyés qui s’emploient à faire oublier les notions de foi, de morale et de justice.
Reste donc la question que tout le monde a en tête mais qu’on n’ose pas poser : qu’est-ce qui pousse Jorge Bergoglio, le pape du « je suis un peu fourbe » et du « qui suis-je pour juger », le pape qui avoue avoir dû suivre une psychanalyser et qui ne s'agenouille jamais devant l'Eucharistie, à se montrer si ouvert au monde homosexuel et en même temps si acerbe envers les fidèles qui demande plus de clarté sur des questions doctrinales et morales ? Posons la questions plus directement : quelles sont les faiblesses inavouées de Jorge Bergoglio ? Une réponse se trouve probablement dans le fameux « rapport Kolvenbach » rédigé en 1991 à la demande des autorités vaticanes qui avaient de sérieux doutes sur les compétences et la probité du Père Bergoglio au moment où il était question de le sacrer évêque. Un rapport que certains se sont employés à faire « miraculeusement » disparaître au moment où se jouait l’élection de François.

* * * * NOUVEAU Vendredi, 21 septembre 2018. La Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB) s’est réunie en vue d’élaborer de nouveaux plans pour lutter contre les abus sexuels commis par des prêtres.

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On ne sait pas si le cardinal McCarrick a participé à cette réunion, lui qui est un fin connaisseur des problèmes discutés. Toujours est-il que les évêques vont élaborer un plan... plan-plan, plan-plan.
On attend que les fidèles se réunissent à leur tour pour rédiger une simple note qu’ils pourront adresser aux évêques afin de leur indiquer comment mettre efficacement hors d’état de nuire les prédateurs sexuels. En gros, comment appliquer le droit canonique.


* * * * NOUVEAU Vendredi, 21 septembre 2018.
Toute personne qui souffre de troubles du sommeil doit lire l’ « Instrumentum Laboris » - le « document de travail » - pour la XVe assemblée générale ordinaire du Synode des évêques qui se tiendra le mois prochain à Rome et qui aura pour thème « Les jeunes, la foi et le dicernement vocationnel ».
Ce document, un pavé de plus de 30 000 mots, est un texte lourd, pénible à lire (donc soporifique), truffé d’éléments de sociologie mais totalement privé de spiritualité et de théologie. De plus - et c’est lamentable - l’ « Instrumentum Laboris » en question ne dit presque rien sur la foi, sauf pour suggérer à de nombreuses reprises que ses auteurs sont quelque peu embarrassés par l’enseignement catholique.
Un texte aussi indigeste pourra-t-il sérieusement servir de base de discussion au Synode ? C'est peu probable. On en retrouvera simplement quelque traces diluées dans le rapport final du Synode lequel, comme on l’imagine, est déjà écrit.
Donner des documents pré-rédigés en faisant croire qu’ils ont été élaborés sur la base de réflexions des évêques fait partie de la stratégie de François pour faire avaler les orientations qui lui permettent de mettre l’Eglise sur les rails du protestantisme.

* * * * Jeudi, 20 septembre 2018. Mgr Felix Genn, archevêque de Münster (D) a été accusé par un de ses prêtres d’avoir dissimulé plusieurs cas d’abus sexuels dans son diocèse, comme l’avait fait son prédécesseur.
Mais Mgr Genn n’a rien à craindre : grâce au soutien du pape François, il sera accueilli les bras ouverts au synode de la jeunesse en octobre prochain.

* * * * Jeudi, 20 septembre 2018. Réflexions d’un internaute : « Satan à Rome ? Pour ma part, j’ai une autre hypothèse. Je pense que Jorge Bergoglio est mouillé dans ces histoires de prédateurs sexuels. Benoît XVI, en limogeant 800 prêtres et 200 évêques, devenait trop menaçant pour le cartel vicieux implanté au Vatican, d’où sa démission éclair. Le conclave qui a suivi (ou du moins, les éléments les plus influents du conclave) a cherché à mettre en place quelqu’un qui ne causerait pas d’ennuis. Jorge Bergoglio était l’homme de la situation puisque sa gestion de l’Eglise en Argentine était loin d’avoir été exemplaire, c’est le moins que l’on puisse dire ! (Lire “Le pape dictateur” d’Henry Sire).
Et puis, comme disait je ne sais plus qui : « Suivez l’argent. » Mc Carrick a financé le Vatican à hauteur de plus de 250 millions de dollars, s’achetant en quelque sorte un “droit de pécher” bien commode. Dans cette affaire, comme dans beaucoup d’autres, les dindons, ce sont les fidèles. Ils sont juste bons pour donner aux quêtes et se culpabiliser à mort, avant de se faire asticoter par des loups et des voleurs. »

* * * * Jeudi, 20 septembre 2018. Le Pape Benoît XVI est-il inquiet au sujet de l’Eglise catholique ?
C’est la question qu’on se pose en lisant dans le journal allemand « Bild » quelques extraits d’un échange de courrier entre le pape émérite Benoît et un cardinal allemand resté anonyme. Dans ce courrier, daté de novembre 2017, le cardinal se montre critique à l’égard du retrait de Benoît XVI. Il estime que ce départ aura occasionné de gros dégâts dans l’Eglise. Et Benoît XVI de répondre à son interlocuteur - toujours d’après le journal « Bild » - : « Je peux comprendre la profonde douleur que vous avez ressentie, vous et beaucoup d’autres avec vous, lors de la fin de mon pontificat ».
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Mais le cardinal anonyme ajoute que depuis, la douleur s’est muée en colère : une colère qui se rapporte non seulement au départ de Benoît XVI, mais aussi à sa personnalité et à son pontificat. Et là, le pape émérite répond d’une façon inhabituellement claire : « Si vous connaissez une meilleure façon de s’y prendre, et pensez ainsi pouvoir critiquer le chemin que j’ai choisi, dites-le moi, je vous en prie. »
Le journal « Bild » rappelle aussi une réponse qu’avait donnée Armin Schwibach, correspondant du site « Kath.net » au Vatican, à la question de savoir qui sont ces loups dont avait parlé Benoît XVI et qui se trouveraient au Vatican. Selon Schwibach, « Benoît XVI a sans doute voulu parler de cette toile tissée par des prélats haut placés, véritables “princes” de l’Eglise, qui ont instauré au Vatican un système de pouvoir et d’abus de pouvoir qu’il ne se sentait plus la force d’affronter ».
Dans un autre échange de courrier entre ce cardinal inconnu et Benoît XVI, ce dernier écrit encore : « Prions plutôt, comme vous l’avez suggéré à la fin de votre lettre, pour que le Seigneur vienne en aide à son Eglise ».
Pour Ludwig Ring Eifel, rédacteur en chef de l’agence « Kath.net », ces lettres constituent une « fascinante ouverture » sur la pensée de Benoît XVI : « Il est évident que le pape émérite est très inquiet de la situation dans laquelle se trouve l’Eglise ».
Il n’est pas le seul ! De partout des fidèles font part de leurs inquiétudes qui s’expriment à travers des formules comme « le pape François n’est pas à la hauteur de sa mission » ou même « le pape François s’emploie à enfoncer l’Eglise ».

Cf.
Kathnet.

* * * * Jeudi, 20 septembre 2018. Il faut bien remarquer que tous les prédateurs sexuels - évêques, cardinaux - pris la main dans le sac (si l’on peut parler ainsi) qualifient tous le pape François d’ « homme d’ouverture » (une ouverture qui, si on les croit, ferait peur aux intégristes, traditionalistes et autres pharisiens tous plus ou moins bergogliophobes).
Curieusement, on n’a jamais entendu un de ces prédateurs nous dire que François est le gardien de la doctrine et de la morale...

* * * * Jeudi, 20 septembre 2018. Le pape François est tellement ouvert et accueillant que le 19 septembre dernier, il a reçu en audience privée Bono, le chanteur du groupe U2 (prononcez « youtou »).
A propos de François, l’artiste a déclaré : « J’ai eu le sentiment qu’il était sincère et je pense que c’est un homme extraordinaire pour une époque extraordinaire ».
Qu’on se rassure : ce n’est que le « sentiment » de Bono. Il faudrait demander ce qu’en pensent Mgr Vigano... et d’autres.

* * * * Mercredi, 19 septembre 2018. Il y a peu, le pape François nous livrait une exhortation dont le titre est « Gaudete et exsultate » (Soyez dans la joie et l’allégresse). Quel beau programme que vont s'empresser de suivre les clercs prédateurs qui n’encourent aucune sanction dans l’Eglise bergoglienne !

* * * * Mercredi, 19 septembre 2018.
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Mgr Rob Mutsaerts, évêque auxiliaire du diocèse de Den Bosch (NL) désigné par la conférence des évêques des Pays-Bas pour participer au « synode des jeunes » qui doit avoir lieu du 3 au 28 octobre, vient de faire savoir qu’il ne se rendrait pas à Rome.
Il justifie sa décision : « Compte tenu des révélations concernant les abus sexuels, le pape François doit trouver un autre moment pour tenir un synode sur la jeunesse. »

* * * * Mercredi, 19 septembre 2018. Certains évêques catholiques d’Ecosse se sont joints à l’appel en faveur d'une enquête indépendante menée sur la base des allégations formulées par l’archevêque Carlo Maria Viganò.
Mgr John Keenan, évêque de Paisley, a demandé qu’une enquête soit faite sous l’autorité d’une d’un groupe de fidèles laïcs. « Le Vatican doit divulguer tous les documents pertinents » a-t-il exigé en ajoutant que « si le mémorandum de l’archevêque Viganò est précieux, il ne constitue cependant qu’une partie d’un puzzle. »
Mgr Joseph Toal, évêque de Motherwell, près de Glasgow, a également demandé qu’une une réponse claire soit donnée aux allégations de Mgr Viganò. « L’église a un gros problème qui atteint même le Vatican » a déclaré Mgr Toal au « Scottish Catholic Observer » après son retour de la rencontre mondiale des familles à Dublin.
De son côté, Mgr Stephen Robson, évêque de Dunkeld, a donné à la crise une interprétation théologique : « Les Pères de l’Eglise avaient qualifié le sang des martyrs de semence du christianisme. Dans l’Evangile de Jean, Jésus parle du grain de blé qui doit mourir pour apporter une nouvelle vie. Peut-être que c’est là la clé permettant de comprendre le malaise et le désordre qui règnent dans l’Eglise. Pour redevenir l’instrument du salut, l’Eglise doit tirer une leçon de la maladie qui la frappe. »

Source : Kathnet.

* * * * Mercredi, 19 septembre 2018. Dans les années 1980, Paul Wood était séminariste au Séminaire Saint Augustin de l’archidiocèse de Toronto (Canada). Sa vocation sacerdotale n’est pas la seule a avoir été détruite par les abus sexuels ayant cours dans l’Eglise. (1) C’est ce qu’il écrit très clairement dans une lettre ouverte qu’il adresse aux évêques du Canada (voir ici en anglais).
Paul Wood affirme que durant ses années de séminaire, il n’a jamais entendu un évêque parler contre l’homosexualité ou rappeler ce qu’est un péché. Les encycliques du pape Jean-Paul II ont été complètement ignorées dans l’étude de la théologie, poursuit-il.
L’ex-séminariste accuse aussi les évêques d’accepter, de couvrir et même de promouvoir l’homosexualité dans l’Eglise et ajoute que le manque d’intérêt du clergé envers les victimes d’abus homosexuels est effrayant.
Lui-même, Paul Wood, affirme vu des photos de Mgr McCarrick « nu à quatre pattes sur le lit d’un séminariste ». Mais même si les évêques avaient vu ces photos et ces vidéos, poursuit Wood, ils n’auraient rien fait jusqu'à ce que McCarrick soit dénoncé. « L’église est en feu à cause de vous » dit Paul Wood aux évêques.

Source : Kathnet.

(1) Nous connaissons au moins un cas semblable : à la même époque particulièrement sombre, dans un séminaire de France, un séminariste avait demandé à être reçu par son évêque car il souhaitait lui faire part des comportement « qui ne laissaient guère de doutes » d’un directeur de l’établissement. A la fin de l’année universitaire, c’est le séminariste qui fut obligé de faire ses valises. Et aujourd’hui, « on » vient nous dire qu’il aurait fallu parler !

* * * * Mercredi, 19 septembre 2018. Lors d’une interview datée du 18 septembre, le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi précise : « Trois employés compétents et des prêtres exemplaires ont été licenciés [par le pape - n.d.l.r.-] sans motif, sans préavis. On ne pouvait pas leur reprocher d’être trop laxistes concernant les cas d’abus sexuels. Au contraire ! (...) Le point cenral concernant les abus sexuels par des délinquants homophiles n’a pas à être traité à partir de la morale sexuelle de l’Eglise ou du célibat des prêtres, mais à partir du laxisme dans la morale et de la transgression des commandements de Dieu ainsi que dans le non-respect du célibat. »

* * * * Mercredi, 19 septembre 2018. Dans une interview publiée par le journal allemand « Welt » la princesse Gloria von Thurn et Taxis - proche de Benoît XVI - a déclaré que « le manque de culture des clercs ajouté au manque de foi dans le pouvoir de guérison des sacrements et à une diminution du sens du péché a conduit à un déclin de l’éthique et de la morale ouvrant à des cas d’abus dans l’Eglise catholique. »
Les “incidents” ne surprennent plus la princesse qui rappelle la célèbre parole de Paul VI faisant allusion à la fumée de Satan qui est entrée dans l’Eglise. Elle souhaite vivement que l’Eglise accorde plus d’importance à la foi et à la spiritualité vécue au lieu de se focaliser sur des questions psychologiques.

* * * * Mercredi, 19 septembre 2018. On savait que le pape Bergoglio était « un peu fourbe ». Il l’a dit lui-même. On savait qu’il était peu versé en théologie. Il l’a clairement laissé entendre. On avait deviné que la liturgie n’est pas son truc. Il suffit de voir l’indigence des messes du matin à Sainte-Marthe et son goût pour des « celebración-carnavalito ». On découvre aujourd’hui que Jorge Bergoglio est insensible et sans scrupules : il a en effet invité les cardinaux Joseph Tobin de Newark et Blase Cupich de Chicago, tous deux impliqués dans des affaires d’abus sexuels, à participer au prochain synode des jeunes.

* * * * Mercredi, 19 septembre 2018. A l’occasion du 30e anniversaire de sa création, notre association Pro Liturgia a reçu les messages...
- de S. Em. le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la
Congrégation pour le Culte divin : « Je suis heureux de vous adresser ce message d’encouragement et de reconnaissance à l’occasion de votre Assemblée Générale. En vous assurant de ma prière aux intentions qui vous sont chères, je profite volontiers de cette opportunité pour exprimer ma profonde gratitude à votre président, M. Denis Crouan et, par son entremise, à chacun d’entre vous pour votre détermination, malgré les obstacles qui jalonnent votre engagement, à défendre et à promouvoir la liturgie en langue latine de la forme ordinaire du Rite romain. »
- du T.R. Père Dom Philippe Dupont, Abbé de
Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe) : « Nous mettons dans notre prière la rencontre des 22 et 23 septembre prochains à Villars-les-Dombes où votre association Pro Liturgia fêtera ses 30 ans. Que l’Esprit Saint éclaire tous les participants à cette rencontre, pour une pratique fervente de la liturgie à la lumière de Sacrosanctum Concilium et des documents magistériels postérieurs. »
- du T.R. Père Dom Michel Jorrot, Abbé de
Saint-Maurice et Saint-Maur de Clervaux (Luxembourg) : « L’Abbé de Clervaux se réjouit profondément (...) de cet événement du 30e anniversaire de votre Association. Votre ténacité persévérante et courageuse a été et est une “grâce” pour l’Eglise. En effet, votre action pour la liturgie concerne la manifestation essentielle de l’Eglise comme Sacrement du salut. En outre, cette action s’étend à l’immense domaine de la culture issue de la vitalité évangélique et liturgique de l’Eglise. Votre labeur n’a pas été vain et beaucoup de personnes se réfèrent au contenu si riche et éclairant de vos bulletins admirablement fidèles à l'écoute du magistère. MERCI immense ! (...) Que le Seigneur et Notre-Dame fassent de votre anniversaire un éclatant témoignage de sens ecclésial qui vous anime et tous autour de vous. »
- de Mr Christopher Francis, Président de l’
Association for Latin Liturgy (GB) : « We wish you every success and blessing for your Assemblée Générale, and would be delighted to receive and pass on to our members any of the proceedings you would like to communicate to us. »
- du secrétaire de Don Paul Préaux, Modérateur général de la
Communauté Saint-Martin (Evron, Mayenne) : « [Don Préaux] tient à souhaiter un très bel anniversaire à votre oeuvre au service de la liturgie. »

* * * * Mercredi, 19 septembre 2018. Une certaine laïcisation qu’on a laissé s’infiltrer au sein de l’Eglise a conduit les fidèles à adopter des façons de voir humanistes et pragmatiques qui ont considérablement obscurci la façon chrétienne de comprendre le péché et le repentir. La compréhension du péché comme rupture avec Dieu et avec la seule Vie véritable - avec Lui et en Lui - a été obscurcie par un légalisme moraliste et ritualiste dans lequel le péché a été compris comme une infraction formelle à la loi. Or, dans une société auto-satisfaite et qui idolâtre l’homme, même cette loi s’est peu à peu transformée. Elle a cessé d’être la norme absolue et s’est réduite à un code généralement admis et relatif de règles morales.
Bien sûr, le chrétien actuel fait de temps à autre des « mauvaises actions » mais c’est bien « naturel » dans la vie et cela n’entame en rien son autosatisfaction... La société dans laquelle nous vivons, la presse, la radio, etc, nous dit à longueur de journée que nous sommes intelligents, beaux, gentils et que nous vivons dans la meilleure des sociétés possibles. Les « chrétiens » prennent ces message au sérieux : ils sont satisfaits d’eux-mêmes.
La laïcisation a fini par gagner aussi le clergé. Pour beaucoup de fidèles, le prêtre est vu comme une sorte de serviteur de ses paroissiens et la paroisse tout entière n’est plus qu’une organisation permettant au prêtre d’être le miroir dans lequel les gens sont censé pouvoir contempler leurs supposées perfections.
C’est ce qui explique que le prêtre doit tout le temps remercier quelqu’un et faire l’éloge du soutien matériel et de la générosité de telle personne, de tel groupe. Les péchés demeurent cachés : en surface, tout va très bien. Voilà la preuve que cet esprit d’autosatisfaction, d’apaisement moral, a pénétré notre vie ecclésiale de part en part. Désormais, le succès de l’Eglise n’est plus lié à la vie de foi de ses membres : il doit pouvoir se mesurer à son succès matériel, à sa fréquentation lors de tel ou tel synode, à la quantité d’organisations paroissiales et para-ecclésiales. Mais dans tout cela, où y a-t-il place pour la repentance ? Elle est souvent absente. Le prêtre croit-il encore que l’Eglise est vraiment le salut pour les brebis perdues ? Sait-il qu’elle n’est pas une institution religieuse pour la satisfaction des « membres actifs » de la paroisse ?
Dans la situation actuelle qui permet aux fidèles de se contenter d’un pseudo-christianisme (un « christianisme athée », dira Benoît XVI), le sacrement du Pardon n’est plus qu’un « devoirs religieux » qu’il faut accomplir 3 fois dans l’année, lors de célébrations avec « absolutions collectives », pour être en règle avec une norme abstraite, ou bien au cours d’un entretien avec un prêtre pour « discuter » de telle ou telle « difficulté » qui demeurera une difficulté tant que la laïcisation ne sera pas explusée hors de l’Eglise.

* * * * Mardi, 18 septembre 2018. Le pape François a fait publier une nouvelle constitution apostolique. « Episcopalis communio » - c’est son nom - précise un nouveau mode de fonctionnement des synodes. Le texte s’avère être du « pur Bergoglio » : chacun peut y trouver ce qu’il a envie d’y trouver. En lisant bien entre les lignes, on découvre que les évêques diocésains sont renvoyés à leurs obligations : c’est à eux de régler les problèmes dans la portion d’Eglise dont ils sont responsables. On voit d’ici les conséquences : le pape François peut se dégager de toute responsabilité pour ce qui concerne, par exemple, les cas d’abus sexuels. C’est aux évêques de faire le ménage chez eux et à personne d’autre. Surtout pas à l’évêque de Rome : synodalité oblige.

* * * * Mardi, 18 septembre 2018. Une vidéo montre le pape François niant ouvertement qu’il avait empêché un juge de faire son enquête sur un prêtre pédéraste, le P. Grassi, à l’époque où il était archevêque de Buenos Aires et président de la conférence des évêques d’Argentine.
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Sur la vidéo, une journaliste appelle François : « Votre Sainteté, Votre Sainteté, est-il exact que vous avez tenté d’influencer la justice d’Argentine pour le cas Grassi ? » Le pape répond : « Non. » La journaliste insiste : « Non ? Mais alors, pourquoi avez-vous fait faire une contre-enquête ? » Réponse de François : « Je n’ai jamais fait ça ! »
Un des juges qui a reçu la contre-enquête du cardinal Bergoglio était Carlos Mahiques. Quand en 2017, on lui avait demandé s’il avait reçu une contre-enquête, il a répondu par l’affirmative en précisant qu’il s’agissait d’un dossier « extrêmement partial visant à faire pression sur les juges en faveur du P. Grassi. » On sait par ailleurs que du temps où il était archevêque de Buenos Aires, Mgr Jorge Bergoglio a toujours refusé de recevoir et d’écouter les victimes de prêtres prédateurs.

* * * * Mardi, 18 septembre 2018. Les parents d’enfants victimes violences sexuelles commises par des membres du clergé ont intenté un procès lundi contre les huit diocèses de Pennsylvanie et leurs évêques.
Benjamin Sweet, l’un des avocats des plaignants, a déclaré que les parents ne réclament rien d’autre que de la transparence ainsi qu’un grand nettoyage. Ils demandent également que les diocèses soient contraints de divulguer au public et aux journalistes tout ce qui permettra de vérifier que leurs allégations sont fondées.
On est loin du silence gardé par le pape et du prochain « synode pour la jeunesse », lequel apparaît de plus en plus comme un enfumage visant à faire oublier les dysfonctionnement qui ont lieu à presque tous les niveaux de l’Eglise.

* * * * Mardi, 18 septembre 2018. D’un jeune internaute : « J’ai regardé la vidéo montrant le sacre épiscopal de Mgr Rougé, nouvel évêque de Nanterre. (Cliquer ici) Il n’y a aucun “abus” liturgique ; la forme est même plutôt soignée par rapport à ce que l’on peut voir d'habitude. Et pourtant la célébration me paraît sèche, fade, froide, laborieuse... On s’applique à faire ce qu’il faut faire, mais on n’est pas dans ce qu’on fait. C’est une liturgie apprise mais pas vécue. Quant aux chants, ils provoquent des nausées tellement ils sont sucrés. La liturgie de la Parole ? Il n'y en a pas : elle est remplacée par des exercices de lecture. Cette célébration ; comme tant d’autres, donne l’impression de n’être qu’une addition de moments disparates, se succédant les uns les autres à grand-peine et sans harmonie. Quand au “face au peuple”, c’est simple : il m’est devenu insupportable. J’ai l’impression d’assister à un spectacle organisé par des acteurs qui ne proposent rien d’autre que de se montrer à un public rendu amorphe. C’est dommage car l’église est très belle, tout à fait dans l’esprit d’une authentique liturgie. Une question se pose : pourquoi sommes-nous devenus incapables d’organiser autre chose que des parodies de liturgies où viennent se présenter des “acteurs pastoraux actifs” au milieu d'un clergé qui, par son manque de tenue, me donne l'impression de vouloir afficher sa passivité ? »

* * * * Mardi, 18 septembre 2018. En 2016 le pape François a qualifié Emma Bonino de « grande figure de l’Italie ».
Ce qui, aux yeux du pape, rendait cette personne « grande », ce n’est pas qu’elle fut favorable à l’avortement et qu’elle ait elle-même tué près de 10 000 enfants dans le ventre dans leur mère. Non ! Ce qui la rendait « grande », c’est qu’elle se disait en total accord avec les propos du pape l’immigration.
Pour récompenser Emma Bonino, François l’a autorisé à « prêcher » dans les églises.
Venons-en au cas du cardinal Theordore McCarrick. Il devient de plus en plus certain que, comme pour Emma Bonino, le pape va donner une nouvelle mission à ce prédateur sexuel.
François est un grand admirateur de celles et de ceux qui déraillent sans jamais mettre en cause ses idées, sans jamais critiquer ses paroles qui illuminent son humble personne soucieuse des pauvres. De certains pauvres !
Conclusion : pour le bien de l’Eglise catholique, les cardinaux devront s’interdire à l’avenir de prendre un jésuite comme pape.

* * * * Mardi, 18 septembre 2018. Fausses notes à la Chapelle Sixtine.
Le directeur administratif et le chef des choeurs de la Chapelle Sixtine ont été mis en examens.
Le directeur administratif, Michelangelo Nardella, est accusé d’avoir déposé sur un compte personnel d’une banque italienne des fonds provenant des recettes des concerts de la chorale. Il s’agit d’une infractions pénales liée au blanchiment d’argent et au détournement de fonds.
En outre, les parents de certains garçons de la chorale se sont plaints du ton grossier du chef de choeur.

* * * * Mardi, 18 septembre 2018. Le cardinal Gerhard Müller a répondu aux accusations du professeur Christian Pfeiffer, criminologue qui dirigeait autrefois d’une étude portant sur les violences sexuelles et leurs dissimulations en Allemagne. Le professeur Pfeiffer a récemment avancé que le cardinal Müller était lui-même à l’origine d’une tentative de dissimulation des cas.
Le cardinal Müller a immédiatement réagi en précisant que c’était la conférence des évêques allemands elle-même qui « avait changé le travail de recherche du professeur Pfeiffer » rendant ainsi les travaux infructueux.
En outre, le cardinal allemand a clairement indiqué que, lorsqu’il était en poste au Vatican, certains « proches collaborateurs du pape » l’avaient accusé d’être trop strict dans le traitement des affaires d’abus sexuels. Raison pour laquelle - ajoute le cardinal Müller - lui et plusieurs de ses proches collaborateurs sérieux et compétents ont été renvoyés de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi par François sans aucune explication.

* * * * Mardi, 18 septembre 2018. A découvrir sur la page “Etudes” du site : réflexions sur la perte du sens de la liturgie, par Denis Crouan.

* * * * Lundi, 17 septembre 2018.
Extraits de l’homélie du Cardinal Müller lors de l’ordination d’un nouveau prêtre à l’église Ste Agnès de Rome :
« (…) L’Eglise, don de Dieu confié aux mains des hommes, se trouve, du point de vue humain, dans une crise de crédibilité profonde et universelle, crise dont la faute est à imputer aux hommes. Dans cette période dramatique nous appréhendons et nous redoutons de possibles conséquences négatives de ces scandales et de ces erreurs de gouvernement. Spontanément, cela nous fait penser au schisme de la chrétienté occidentale au XVIe siècle, ou à la sécularisation de la vie religieuse suite au mouvement des Lumières et à la révolution française.
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Ce n’est pas le cléricalisme, et tout ce que l’on peut mettre sous ce terme, qui est à la racine de ce mal, mais le fait que l’on se détourne de la vérité et qu’on laisse libre cours aux questions de morale. La corruption de la doctrine entraîne toujours après une corruption de la morale, et se manifeste en cette dernière. Le grave péché commis ainsi contre la sainteté de l’Eglise, sans remords ni regrets, est la conséquence du relativisme introduit dans les fondements de la doctrine de l’Eglise. C’est là la vraie raison de ce qui choque et bouleverse actuellement des millions de croyants catholiques qui vivent une grande déception. En analysant les origines de la rupture vécue par l’unique Eglise du Christ au XVIe siècle, le spécialiste de l’histoire de l’Eglise Hubert Jedin (1900-1980) a constaté dans le premier tome de son « Histoire du Concile de Trente », que « le mot réforme avait permis de dissimuler l’hérésie et la rupture naissante dans l’Eglise ».
Et aujourd’hui, comme en ce temps-là, il est beaucoup question de réforme.
Que se cache-t-il donc derrière la brillante formule de propagande dont les médias sont friands : “Réforme de la Curie et de toute l’Eglise”, si ce n’est pas, comme je n’ai cessé de l’espérer, une compréhension renouvelée de la vérité de la Révélation et de la vie dans les pas du Christ ? La réforme véritable consiste non pas en la sécularisation de l’Eglise, mais en la sanctification de l’homme en vue de Dieu.
Ce n’est pas réformer, que de penser qu’on pourrait, sans toucher à la doctrine de l’Eglise, inventer au nom de la faiblesse humaine une nouvelle pastorale qui amoindrirait l’exigence de vérité de la Parole de Dieu et de la morale chrétienne.
La délivrance du péché, la rédemption, est ce qui fonde en vérité le fait que Jésus est le Fils de Dieu. Sans la vérité de l’Incarnation, l’Eglise en serait réduite à n’être qu’une agence séculière pour l’amélioration de la condition humaine. Elle n’aurait aucun effet sur notre désir de Dieu et sur notre espoir de vie éternelle. Le prêtre ne serait qu’un fonctionnaire d’un mouvement social à coloration religieuse.
L’Eglise ne gagne aucunement en pertinence et en crédibilité si elle vit à la remorque du monde et de l’air du temps, mais seulement si elle marche en avant, portant haut le flambeau de la vérité du Christ. Nous ne devons pas chercher à nous rendre importants avec des thèmes secondaires et en reprenant les préoccupations des autres, de ceux qui ne veulent pas croire que Dieu seul est l’origine et le but unique des hommes et de toute la création.
Car le véritable danger qui guette l’humanité en ce moment se trouve dans les gaz d’échappement du péché et le réchauffement global du manque de foi et de l’écroulement de la morale, lorsque plus personne ne reconnaît ni n’enseigne la différence entre le bien et le mal. Le meilleur ami de la nature, l’écologiste le plus performant, est celui qui annonce l’Evangile, qui propage l’idée qu’il n’y a de survie qu’en Dieu, et pas seulement de façon limitée, pour un temps, mais pour toujours et pour l’éternité.
L’opinion que le dogme chrétien ne serait plus l’origine et le critère sur lequel se fondent la morale et la pastorale, révèle une hérésie sur le plan christologique. Celle-ci consiste à opposer le Christ enseignant de la vérité divine au Christ bon pasteur. Mais le Christ est une seule et unique personne. Il ne s’est pas tu devant Pilate, mais « a rendu son beau témoignage » (1Tim 6, 14). Jésus oppose au relativisme de Pilate, qui personnifie le cynisme du pouvoir temporel, le pouvoir salvateur de la vérité de Dieu : « Tu le dis, je suis roi. Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » (Jean, 18, 37). (…)
Alors que le Christ était sans péché, les croyants et leurs pasteurs ont besoin du pardon de leurs fautes. La reconnaissance des péchés se fait au confessionnal. Mais si des personnes consacrées à Dieu, avec un mépris cynique de leur vocation, mènent une double vie, il est alors nécessaire qu’elles paraissent devant un tribunal ecclésiastique. Les mauvaises actions doivent être jugées par l’autorité de l’Eglise ; ceux qui les ont commises doivent être jugés et punis de façon adaptée. Celui qui considère que la justice ecclésiale est incompatible avec l’Evangile de l’amour, celui-là n’agit pas avec miséricorde, mais avec le mépris de l’homme qui a été trompé dans ses droits et sa dignité. « Malheur au monde à cause des scandales. Il est fatal, certes, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! » (Mt 18, 7). Cela s’applique particulièrement à ceux qui, à travers leur charge sacrée, sont présentés comme des modèles pour les croyants et ont reçu par leur consécration la force de l’Esprit-Saint. (…) »

* * * * Lundi, 17 septembre 2018. Dans un article publié par « LifeSiteNews », le célèbre psychologue américain Richard Fitzgibbons démontre que, contrairement à ce qu’a affirmé le pape François et qui a été repris par le chœur des évêques, la crise des abus au sein de l’Eglise n’a rien à voir avec le « cléricalisme ». Ceux qui rapportent tout au cléricalisme ne font que dissimuler le problème.
Fitzgibbons rappelle que le récent rapport établi par le grand jury Pennsylvanie avait montré que le problème relève de l’homosexualité et non d’un soi-disant cléricalisme. Selon le psychologue, la crise trouve son origine dans les conflits psychologiques et spirituels qui touchent des évêques et des prêtres chez lesquels le narcissisme ajouté à une faible confiance en la personne humaine peut conduire à des relations de type homosexuel.
Dans sa clinique, Richard Fitzgibbons a traité pendant près de 40 ans des victimes de prêtres. Dans chaque cas concernant des enfants ou des adolescents, le prêtre prédateur avait déjà été impliqués dans des relations homosexuelles. Il n’était nullement question de « cléricalisme », contrairement à ce qu’on veut faire croire aux fidèles comme pour détourner leur attention du vrai problème : l’ordination d’hommes qui n’avaient pas l’équilibre requis pour assumer les exigences du sacerdoce ni, éventuellement, l’épiscopat.

* * * * Lundi, 17 septembre 2018. Assez d’appels à la repentance, de demande de silence, de mines contrites, de discours, de lettre pastorales laissant deviner l’immaturité de leurs auteurs... Le temps est désormais à la justice. C’est à la justice de tracer une ligne claire permettant de mettre d’un côté les coupable, et de l’autre côté des victimes.
Quant aux fidèles laïcs et prêtres qui ne sont ni coupables ni victimes, qu’on les laisse vaquer en paix à leurs occupations.

* * * * Lundi, 17 septembre 2018. Le pape François n’aurait-il pas avantage à se montrer aussi efficace que Mgr Aillet ?
Le diocèse de Bayonne informe qu’un prêtre diocésain a été mis en examen pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.
Monseigneur Marc Aillet, directement informé par la famille d’une victime, a immédiatement saisi la Justice.
Dès l’annonce de sa mise en examen, à l’issue de la garde à vue dont il a fait l’objet, jeudi 13 septembre 2018, le prêtre a été suspendu de tout ministère public par Monseigneur Aillet.
Durant la durée de l’instruction, le diocèse, soucieux de ne pas gêner le travail de la Justice, s’abstiendra en revanche de tout commentaire et de toute déclaration.

* * * * Dimanche, 16 septembre 2018.
Selon le cardinal Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga interrogé à propos des relations homosexuelles de l’ex-cardinal McCarrick avec des séminaristes, « faire de quelque chose d’ordre privé un gros titre en forme de bombe qui éclate (...) ne me paraît pas correct. »
On l’aura compris : aux yeux de ce très proche collaborateur du pape François (lequel, une fois de plus se tait) dont l’arrogance est sans limites, les prédations homosexuelles relèvent uniquement du privé. Autrement dit, un évêque peut transformer son palais épiscopal en lupanar... à condition que cela ne se sache pas.
Camouflage et silence sont les deux mamelles du lobby gay qui, depuis des années, fait la pluie et le beau temps au sein même de l’Eglise.

* * * * Dimanche, 16 septembre 2018. Réflexions sur la perte du sens de la liturgie CLIQUER ICI

* * * * Dimanche, 16 septembre 2018.
Il faut le dire très franchement et sans agressivité : il n’y a aucun redressement de la liturgie à attendre de la part de la plupart de nos évêques. Discuter avec l’un d’eux pour tenter de lui faire comprendre ce qu’il faudrait corriger dans les façons de célébrer - dans la sienne et celles de ses prêtres - est une totale perte de temps.
En effet : nos évêques, à l’exception de quelques uns, n’ont plus les capacités intellectuelles leur permettant de saisir ce qu’est la liturgie, de comprendre pourquoi elle doit être célébrée d’une certaine façon et pas autrement. Remarquons bien : ce n’est pas qu’ils ne « veulent » pas comprendre ; c’est qu’ils ne « peuvent » plus comprendre. Il n’y a donc pas de mauvaise volonté de leur part.
Leur formation est gravement défaillante, comme le montre la façon avec laquelle ils abordent certains problèmes : ils sont « hors sol », ils se sont déracinés eux-mêmes de cet « humus » traditionnel catholique pourtant si fertile ; ils se sont déracinés de cet ensemble formé par la théologie, la liturgie, la spiritualité, l'ascèse qui a donné au cours des siècles tant de saints, de prophètes, de docteurs et de martyrs.
Dès qu’on aborde avec eux un problème - et Dieu sait si la décomposition de la liturgie en est un de taille ! - ils se réfugient dans un registre psychologique et subjectif conduisant aux pires confusions et parfois même aux pires inexactitudes. Que font-ils quand, avec une naïveté désarmante, ils découvrent que leurs séminaires sont vides, que leurs églises sont vides, que leurs prêtres ne sont pas tous de saintes personnes ? Ils s’emploient à vouloir sauver les apparences en publiant une énième lettre pastorale qui suinte le sentimentalisme ou en organisant un énième synode diocésain sur les thèmes éculés de l’ « Eglise en fête », du « peuple en marche » et de la « dynamisation des paroisses par la création de d’équipes d'animateurs pastoraux ».
Ces façons de faire, totalement stériles, prouvent que nos évêques sont frappés d'une forme curieuse d’autisme et ne vivent plus dans le monde réel. Tout dans leurs déclarations, leurs communiqués, leurs homélies, mais aussi dans leur manière de célébrer le révèle : on les voit incapables de sortir des schémas de la pastorale ultra-progressiste inventée dans les années 1970 ; incapables de se reconnecter avec l’esprit de la Tradition ; incapables de comprendre que la doctrine de la foi est quelque chose qui se reçoit et se transmet et non pas quelque chose qui s’invente et se réinvente sans cesse, qu’elle est un dépôt de vérité et non un chantier permanent.
La « réalité » de la crise liturgique qu’on tente en vain de leur faire comprendre les dépasse totalement. Ce n’est pas qu’ils l’ignorent ; simplement ils préfèrent la nier. Tenter de discuter avec eux pour leur faire comprendre que la liturgie obéit à des normes objectives et non à des modes ou des goûts subjectifs est une perte de temps. D’ailleurs, savent-ils eux-mêmes célébrer correctement la liturgie ? Non. Dans certaines conditions favorables, certains se débrouillent un peu mieux que d’autres ; mais de façon générale, dépourvus de « colonne vertébrale » et de convictions profondes, pour beaucoup presque aussi ignorants - sinon plus - que leurs brebis sur des aspects pourtant fondamentaux de la foi, ils sont incapables de célébrer la Liturgie comme elle doit être célébrée, c’est-à-dire comme une oeuvre de Dieu dans laquelle on s’efface et non une oeuvre humaine, si accueillante et généreuse soit-elle. Dans leurs célébrations, on trouve au minimum un élément factice, une faute de goût, une maladresse, des gestes ampoulés et des attitudes incontrôlées, une grandiloquence déplacée... En tout cas, toujours quelque chose qui jure. Quoi de plus normal chez des clercs qui appartiennent à une génération qui, sous prétexte d’appliquer la réforme conciliaire, a participé activement au démantèlement systématique de la Liturgie transmise par l’Eglise et à son remplacement par des célébrations vides, instables et informes, de moins en moins connectées à la foi catholique ?

* * * * Samedi, 15 septembre 2018. L’exemple le plus flagrant des contradictions incarnées par le pape François, c’est sa réponse à cette dame luthérienne qui lui avait demandé si elle pouvait communier avec son mari catholique. Il ne s’agissait pas d’audiences séparées s’adressant à des personnes différentes mais d’une seule et même intervention de quelques minutes avec la même personne au cours de laquelle le pape Bergoglio a dit tout et son contraire. Il lui a d’abord dit oui, et puis non, et puis je ne sais pas, avant de lui dire de faire comme elle voulait. La vidéo de cette intervention (en italien sous-titrée en anglais) est un extraordinaire « condensé » pour comprendre la personnalité du Pape actuel : une personnalité qu’il s’est lui-même forgée à travers plusieurs périodes obscures qu’il a lui-même rappelées récemment et qui l’ont mené à se confier pendant plusieurs mois à un psychothérapeute non sans avoir laissé en lui une inquiétude intérieure encore non résolue. C’est pour vaincre cette dernière qu’il a lui-même avoué, par exemple, avoir fait le choix de Sainte-Marthe comme résidence, « pour des raisons psychiatriques » et qu’il refuse de lire les articles en ligne de ses opposants afin de préserver sa propre « santé mentale ».

Source :
Sandro Magister.

* * * * Samedi, 15 septembre 2018. Une initiative qui vaut la peine d’être connue :
« Avec un succès grandissant, le Studium Junior propose de combler les lacunes du catéchisme par une formation théologique à distance en deux ans. Le programme en a été élaboré par Mgr Aillet, évêque de Bayonne » .
Le journal « L’Homme Nouveau » publie dans son n° 1670 du 15 septembre 2018 un entretien avec le fondateur de cette formation, Olivier Minvielle, père de famille et directeur de collège. Celui-ci explique que ce cursus est proposée en particulier aux étudiants et lycéens, cursus qu’il juge « modeste, mais creusant un peu plus les questions de foi que ne le font les cours de catéchisme ». Au terme de ces deux ans, les jeunes reçoivent un certificat diocésain, qui n’a pas valeur canonique en tant qu’année universitaire, mais indique que le jeune a bien suivi un cursus spécifique en lien avec l’Université catholique de Navarre (à Pampelune). La formation en est à sa 4ème année d’existence, et le nombre d’élèves est déjà passé de 12 à environ 80. Le Studium est abrité par le diocèse de Bayonne, mais la moitié des inscrits viennent d’ailleurs. Une grande souplesse dans l’organisation et un coût raisonnable visent à favoriser au maximum les possibilités d’accès à la formation.
Pour s’inscrire, il suffit de joindre M. Minvielle par courriel : studiumjunior@gmail.com

* * * * Samedi, 15 septembre 2018. Le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » a critiqué le pape François et le prochain sommet de crise qui doit avoir lieu à Rome en février.
Le journal allemand rappelle qu’il y a dix ans, le pape Benoît XVI avait tenu à rencontrer personnellement les victimes de prêtres. Depuis, plus rien n’a été fait et - toujours selon le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » - le pape François ne fera que des discours et des promesses qui ne régleront pas les problèmes. Et ce n’est pas une réunion des présidents de toutes les conférences épiscopales qui changera les mentalités au sein du clergé. « Dans ces conditions, beaucoup de religieux sont davantage à l’origine d’une partie du problème qu’à l’origine de la solution espérée. [Au lieu d’organiser un sommet de crise], le pape devrait commencer par donner la parole aux victimes », conclut l’article.

* * * * Samedi, 15 septembre 2018. Un enseignement qui est plus que jamais d’actualité : celui du pape Pie VI.
« [Les anciens docteurs de l’Eglise] connaissaient la capacité des novateurs dans l’art de tromper : pour ne pas offusquer les oreilles catholiques, ils cherchent à masquer les entrelacs de leurs tortueuses manœuvres par des manières de parler trompeuses, de sorte que, par le choix des termes, l’erreur s’inscrive de façon plus douce dans les âmes, et que la vérité une fois corrompue par de légers changements ou additions, la confession de la foi qui opérait le salut, conduise par un détour subtil à la mort. (...) Pour mettre à jour de telles embûches, renouvelées avec une certaine fréquence à toutes les époques, il n’y a pas d’autre voie que celle-ci : quand il s’agit de rendre visibles les sentences, qui sous un voile d’ambiguïté renferment une erreur de sens suspecte ou dangereuse, il faut dénoncer la signification perverse sous laquelle se camoufle l’erreur opposé à la vérité catholique. » Bulle « Auctorem Fidei », août 1794.

* * * * Samedi, 15 septembre 2018. A quoi fallait tôt ou tard s’attendre dans l’Eglise avec un clergé qui se conduit comme ça ou comme ça sans même craindre de paraître grotesque ?

* * * * Samedi, 15 septembre 2018. Au cours de la messe de béatification de mère Alphonse-Marie Eppinger qui a eu lieu il y a une semaine en la cathédrale de Strasbourg, des soeurs indiennes ont exécuté le rituel hindou « Aarti » consistant à offrir de la lumière à des idoles.
Ainsi, au lieu de christianiser les cultures, on profane le christianisme.
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Etaient également présentes à la cérémonie des religieuses allemandes et suisses. On regrette que les premières n’aient pas été invitées à porter le traditionnel “dirndl” pour exécuter une danse de la chope de bière autour de l’autel et les seconde à sonner du cor des Alpes pendant la communion.
Décidément, avec notre clergé, il y aura toujours quelque chose qui n'est pas à sa place en liturgie.

* * * * Samedi, 15 septembre 2018. Selon « La Repubblica », en un an la popularité du pape François est passée de 83% à 63% chez les catholiques des Etats-Unis et de 88% à 71% chez les catholiques d’Italie.

* * * * Samedi, 15 septembre 2018. A Grenade, en Espagne, une paroisse célèbre une “messe gay”... Aucune condamnation du pape François.

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