L'ACTUALITE

* * * * NOUVEAU Vendredi, 14 août 2020. Quelques chants de la messe de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie : cliquer ici.

* * * * NOUVEAU Vendredi, 14 août 2020. LE CHANT ET LA MUSIQUE DANS LA LITURGIE APRES LE CONCILE DE TRENTE
Les textes synodaux publiés par les évêques à la suite du concile de Trente permettent de mieux comprendre quelle est la place qu’on entendait donner au chant et à la musique dans les actions liturgiques au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. On y trouve des dispositions concernant tant le « plain-chant » qui remplace le chant grégorien (celui-ci n’existant alors plus que sous des formes mutilées) que l’emploi croissant de motets accompagnés ou non d’instruments divers. On y trouve aussi des instructions pour les petites paroisses où le curé est souvent seul à savoir chanter un Office ou la « grand’messe ». Certes, on demande aux fidèles d’aider le célébrant ; mais là où personne ne se propose, le curé peut faire appel à un chantre qui, dans la mesure du possible, devra s’employer à former quelques enfants à l’exécution du « plain-chant ».
Dans les paroisses plus importantes, il existe assez souvent un chapitre ou un collège de chanoines. Là encore, les ordonnances synodales laissent deviner comment se déroulaient certaines Offices qu’il leur revenait de chanter. Dans différents diocèses, les évêques sont contraints de rappeler que les chanoines « témoigneront par la modestie extérieure le sentiment qu’ils ont de la présence de Dieu [et qu’il leur est défendu] de dormir durant les offices, causer, rire, changer de places, se tenir en une posture indécente, et faire d’autres semblables actions. » Ailleurs, il est rappelé que « les curés auront soin de chanter [l’Office] posément et d’observer les médiantes » et que « l’un des chœurs ne doit point reprendre le verset suivant lorsque l’autre [chœur] n’est qu’à la moitié du [verset] précédent. » On imagine qu’en certains endroits, il devait y avoir une « noble cacophonie » et que la liturgie était loin d’être célébrée de façon exemplaire.
Les mêmes ordonnances synodales témoignent de l’usage croissant, dans la liturgie, d’instruments de musique alors à la mode. Du moins était-ce le cas dans les paroisses de grande ou moyenne importance.
Des règlements spécifiques concernent l’usage de l’orgue : il doit s’intégrer au déroulement des cérémonies et les moments où il intervient sont strictement définis. La plus grande curiosité réside dans le fait que l’orgue peut être utilisé pour tenir le rôle de l’un des deux chœurs dans les chants en alternance, sauf pour le « Credo » qui, lui, doit être chanté dans son intégralité. Cette disposition explique la composition de « Messes » (celles de François Couperin étant les mieux connues) permettant de ne chanter qu’un verset sur deux pour les pièces du « kyriale » - dont le titre est donné dans la partition -, l’autre étant remplacé par verset d’orgue. Par exemple, dans les « messes » de Couperin dont il est vient d’être question, le célébrant chante « Gloria in excelsis Deo » et le verset suivant « et in terra pax hominibus » est remplacé par une pièce d’orgue. Et l’on continue de cette façon.
Dans les petites paroisses qui n’ont pas d’orgue, le « plain-chant » est accompagné par un serpent, instrument capable - précise-t-on - de rivaliser avec la gravité des voix d’hommes.
Les décisions épiscopales se rapportant à l’usage de la musique montrent que l’une des préoccupations premières des pasteurs est d’éviter que les célébrations liturgiques ne se transforment en spectacles et que les fidèles ne deviennent un simple public.
Dès 1570 l’évêque d’Arras critiquait les processions transformées en spectacle.
Au XVIIe siècle, les évêques rappellent que les « Leçons de Ténèbres » de la Semaine sainte ne doivent devenir l’occasion d’amplifier le chant des lamentations du prophète Jérémie à l’aide de compositions n’exprimant que des affects.
L’archevêque de Paris, quant à lui, déplore des pratiques qui transforment les Offices en spectacles annoncés par des affiches.
Les derniers statuts datant de 1777 prouvent que les directives épiscopales ne sont guère suivies d’effets et que les enseignements du concile de Trente concernant le déroulement de la liturgie ne sont pas partout suivis.
Certes, de façon générale les rites sont suivis(encore qu’il y ait ici où là ce que appelons aujourd’hui des « abus ») ; mais les directives épiscopales montrent qu’il est toujours très difficile d’éviter les interactions entre le culte idéal souhaité par l’Église et les goûts de l’époque qui imprègnent l’esprit des pratiquants.

* * * * NOUVEAU Vendredi, 14 août 2020. D’après les chiffres officiels, seuls 4% de ceux qui se disent catholiques vont encore à « une » messe le dimanche.
Sur ce petit nombre de fidèles, une toute petite minorité demande à assister à une messe célébrée selon la forme « extraordinaire » et le reste, n’ayant plus la moindre connaissance de la liturgie, se moque totalement de quelle façon est célébrée l’Eucharistie.
C’est dans cette Église catholique composée de diocèse vivant une situation l’on pourrait qualifier d’ubuesque que sont nommés évêques des prêtres qui, avant de coiffer la mitre, furent aumônier de ceci, responsables de cela, accompagnateur des membres de tel comité Théodule inter-paroissial et souvent (mais de ça, on ne parle pas) liquidateur de tel séminaire et de telle communauté religieuse qui se voulait dans le vent pour attirer des jeunes...
Comment sortir de cette situation qui n’a que trop durée et que beaucoup voyaient venir dans les paroisses et les séminaires diocésains avant même que ne débute le concile Vatican II ? La solution est finalement assez simple et vient d’être indiquée par un évêque autrichien : Mgr Lackner. Qu’a dit d’extraordinaire ce prélat ? Que « nous devons apprendre à parler de nouveau de Dieu. »
Oui : parler de Dieu. Pas du coronavirus ; pas du réchauffement climatique ; pas des obsessions de Mme Soupa et de sa (petite) suite de féministes pseudo-catholiques ; pas des chansons qu’aimeraient entendre les fidèles qui assistent aux funérailles de tante Gertrude... Il faut parler de Dieu : DE DIEU !
Et, pour être complet, il faut impérativement apprendre ou réapprendre à célébrer des liturgies au cours desquelles le respect du sacré permet de mettre l’accent sur Dieu seul et pas sur le célébrant qui utilise des artifices gestuels et vocaux pour persuader les quelques fidèles qu’il a devant lui qu’il est convaincu de ce qu’il fait et dit. Il faut célébrer des liturgies qui ne commencent pas par une présentation du célébrant : une célébration eucharistique n’est pas une cérémonie des César au cours de laquelle il s’agit de décerner un prix au meilleur acteur. Il faut célébrer des liturgies qui ne commencent pas par un « mot d’accueil » et qui ne se terminent pas par « bon dimanche à tous » : ces formules ont un sens chez l’épicier ou le boulanger du coin mais pas en liturgie où, en plus de désacraliser les célébrations, conduisent à donner plus d’importance aux fidèles qu’à Dieu.
C’est la liturgie de l’Église qui nous permet de nous abandonner à Dieu, pas le célébrant ! C’est la liturgie de l’Église qui manifeste la présence divine, pas le ministre de l’autel !

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